Les paris sur Polymarket contre un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine s’intensifient après la vente d’or
Les chances d'un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine, selon Polymarket, ont chuté à 2 % alors que le Fonds national de richesse vend de l'or à un rythme quotidien record pour combler les déficits.

À retenir
Résumé généré par l'IA, examiné par la rédaction.
Les chances d'un cessez-le-feu sur Polymarket le 31 janvier ont atteint un niveau record de 2 % de probabilité.
La Russie vend quotidiennement 12,8 milliards de roubles d'or pour financer ses déficits budgétaires.
Les réserves d'or du Fonds national de patrimoine ont chuté de 60 % depuis le début de la guerre.
Le volume total des échanges sur les prévisions de cessez-le-feu a dépassé 15 millions de dollars cette semaine.
À quelques jours seulement du 31 janvier, les traders sur Polymarket envoient un signal clair. Ils ne s’attendent pas à un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine de sitôt. Dans le même temps, de nouvelles données montrent que la Russie accélère ses ventes d’or pour financer son budget de guerre.
Pris ensemble, ces éléments vont dans une seule direction. Les signaux des marchés et des finances publiques suggèrent que le conflit devrait se poursuivre, et non marquer une pause. Les volumes sur Polymarket explosent. Les réserves financières de la Russie se réduisent et la confiance dans une paix à court terme s’érode rapidement.
Les traders de Polymarket parient massivement contre un cessez-le-feu
Le marché Polymarket qui s’interroge sur un éventuel cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine d’ici au 31 janvier est sur le point d’être tranché. Les probabilités sont extrêmement déséquilibrées. Au 23 janvier, le scénario « Non » se traite autour de 98 % de probabilité. Le scénario « Oui » ne dépasse pas environ 2 %. Le volume d’échange a grimpé à plusieurs millions de dollars, signe d’une conviction marquée.
User itscherry joined #Polymarket as early as July 2024 but had never placed any trades.
— Lookonchain (@lookonchain) January 23, 2026
Today, he suddenly spent $46.6K betting on "Russia × Ukraine will not ceasefire by the end of 2026."https://t.co/i5t9yISnoh pic.twitter.com/D1ABa0i7D7
Une transaction a particulièrement retenu l’attention. Le tracker blockchain Lookonchain a signalé un utilisateur connu sous le nom de itscherry. Le compte était resté inactif depuis juillet 2024. Puis, soudainement, il a placé un pari de 46 600 dollars contre un cessez-le-feu. Le trader a acheté plus de 80 000 parts « Non » à environ 58 cents l’unité. Si les prix ont légèrement évolué depuis, la position reste étroitement alignée avec la vision dominante du marché.
Les analystes qui suivent le conflit demeurent eux aussi sceptiques. La plupart estiment qu’un accord est peu probable sans concessions majeures. À quelques jours de l’échéance, les traders semblent confiants dans leur scénario.
La Russie accélère ses ventes d’or pour financer la guerre
Dans le même temps, la Russie puise dans ses réserves financières. Selon de récentes données du ministère des Finances, le Fonds national de richesse de la Russie a vendu une large part de ses avoirs en or. Les estimations indiquent qu’entre 60 % et 71 % de l’or du fonds a été liquidé depuis la mi-2022.
JUST IN: 🇷🇺 Russia sells off 71% of sovereign gold reserves to bankroll Ukraine war effort – National Wealth Fund. pic.twitter.com/s7efs4eoHq
— Whale Insider (@WhaleInsider) January 23, 2026
Les avoirs seraient passés de plus de 2 200 tonnes à environ 650 tonnes. Depuis le seul mois de novembre 2025, les ventes d’or ont permis de lever plus de 20 milliards de dollars. Le rythme s’est encore accéléré début 2026. Des rapports font état de ventes quotidiennes record d’or et de yuans pour combler les déficits budgétaires. Les sanctions occidentales et la baisse des revenus énergétiques continuent de peser sur les finances publiques.
Ces fonds servent à couvrir les besoins de dépenses. Les coûts militaires restent un facteur central. Le soutien aux infrastructures et au secteur bancaire joue également un rôle. Toutefois, l’or a longtemps constitué un coussin de sécurité en période de crise pour la Russie. Le vendre à cette échelle envoie un signal fort.
Ce que la vente d’or révèle sur les perspectives de la guerre
Le timing est crucial. La Russie liquide des réserves stratégiques à quelques semaines seulement de l’échéance de Polymarket. Cela ne ressemble pas à une préparation à la désescalade. Cela suggère plutôt une mobilisation des ressources pour soutenir l’effort dans la durée. Cette lecture renforce le positionnement massif sur le « Non » sur Polymarket. Un pays qui se prépare à la paix préserve généralement ses marges de sécurité, tandis qu’un pays qui se prépare à tenir dans le temps y puise.
Il existe toutefois des nuances. La banque centrale russe détient encore plus de 2 300 tonnes d’or. La hausse des prix de l’or atténue le choc. Mais le Fonds national de richesse est la réserve de capital la plus flexible, et elle se réduit rapidement. Les marchés font le lien entre ces éléments.
Perspectives de marché à l’approche de l’échéance
Si les probabilités actuelles se maintiennent, le scénario « Non » sur Polymarket devrait générer des gains significatifs. De gros parieurs comme itscherry pourraient en profiter. Plus largement, les signaux restent cohérents. Les analystes évaluent les chances de cessez-le-feu comme faibles. Les données budgétaires montrent des tensions et les marchés anticipent une poursuite du conflit, pas un compromis. À mesure que le 31 janvier approche, traders et observateurs resteront attentifs. Mais pour l’instant, l’argent et les métaux pointent vers la même conclusion.
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