Le risque quantique pourrait menacer les portefeuilles Ethereum, avertit une étude
Un document de Google Quantum AI révèle que de futurs ordinateurs quantiques pourraient casser le chiffrement elliptique à 256 bits 20 fois plus vite.

À retenir
Résumé généré par l'IA, examiné par la rédaction.
L'étude de Google a réduit le besoin de qubits physiques pour une attaque "Q-Day" de 10 millions à 500 000.
Les chercheurs ont identifié 20,5 millions d'ETH dans les principaux portefeuilles comme à haut risque en raison des clés publiques exposées sur la chaîne.
La Fondation Ethereum a lancé pq.ethereum.org le 24 mars pour accélérer une mise à niveau L1 résistante aux quantiques d'ici 2029.
Les développeurs débattent de l'EIP-8141 ("Frame Transactions") pour découpler les comptes des signatures ECDSA vulnérables.
Une nouvelle étude de Google Quantum AI soulève de sérieuses inquiétudes concernant la sécurité future d’Ethereum. Les chercheurs affirment qu’un puissant ordinateur quantique pourrait pénétrer dans les portefeuilles Ethereum beaucoup plus rapidement que prévu.
‼️ALERT: ETHEREUM'S TOP 1,000 WALLETS COULD BE DRAINED IN NINE DAYS WITHOUT A QUANTUM UPGRADE
L'équipe de recherche quantique de Google avertit qu'un futur ordinateur quantique à horloge rapide pourrait compromettre les 1 000 comptes les plus précieux d'Ethereum en moins de neuf jours. Ces comptes… pic.twitter.com/IxzAYeIlAe
— BSCN (@BSCNews) 31 mars 2026
Selon le rapport, les 1 000 principaux portefeuilles Ethereum pourraient être à risque. Ces portefeuilles détiennent environ 20,5 millions d’ETH. Si la technologie quantique atteint un certain niveau, ces fonds pourraient être drainés en moins de neuf jours. Bien que cela puisse sembler extrême, les experts affirment que le risque n’est pas immédiat. Néanmoins, cela montre une préoccupation croissante pour l’industrie de la crypto-monnaie à mesure que la technologie évolue.
Pourquoi Ethereum fait face à un risque unique ?
La conception d’Ethereum le rend plus exposé que certaines autres blockchains. Lorsqu’un utilisateur envoie une transaction, sa clé publique devient visible sur la blockchain. Cela crée un problème. Une fois la clé publique exposée, elle y reste pour toujours. Un futur ordinateur quantique pourrait utiliser cette information pour casser les clés privées.
En revanche, Bitcoin permet aux utilisateurs d’éviter d’exposer leurs clés publiques dans de nombreux cas. Cela donne à Bitcoin un léger avantage dans ce scénario spécifique. Avec cette différence, les portefeuilles Ethereum pourraient devenir des cibles plus faciles si l’informatique quantique progresse rapidement.
Cinq risques d’attaque clés identifiés
L’étude décrit cinq principales façons dont une attaque quantique pourrait se produire. Chacune cible une partie différente du système Ethereum. Un risque majeur concerne les clés administratives des contrats intelligents. Ces clés contrôlent de grandes quantités de fonds. En fait, elles gèrent plus de 200 milliards de dollars en stablecoins et actifs tokenisés. Une autre préoccupation est le système de Proof-of-Stake d’Ethereum. Il utilise des signatures BLS pour sécuriser le réseau. Mais ces signatures pourraient ne pas résister aux attaques quantiques à l’avenir.
Si elles sont compromises, cela pourrait affecter la façon dont la blockchain confirme les transactions. Dans le pire des cas, cela pourrait même impacter la stabilité du réseau. Ces risques semblent sérieux. Mais ils dépendent du fait que les ordinateurs quantiques deviennent beaucoup plus puissants qu’ils ne le sont aujourd’hui.
Ethereum se prépare déjà
Il y a de bonnes nouvelles. La Fondation Ethereum travaille déjà sur des solutions. Les chercheurs explorent la cryptographie post-quantique. Ce type de sécurité est conçu pour résister aux attaques quantiques. Comme Ethereum est encore en évolution, il pourrait s’adapter plus rapidement.
Le réseau peut mettre à niveau ses systèmes au fil du temps. Cela pourrait l’aider à se diriger vers une sécurité résistante aux quantiques de manière plus organisée. Certains experts croient même qu’Ethereum pourrait avoir un avantage ici. Sa conception flexible pourrait permettre des mises à niveau plus fluides par rapport aux systèmes plus anciens.
Ce que cela signifie pour l’avenir ?
Pour l’instant, les utilisateurs n’ont pas besoin de paniquer. Les ordinateurs quantiques sont encore en développement. Ils ne sont pas encore assez puissants pour casser les systèmes cryptographiques modernes. Mais l’avertissement est clair. L’industrie ne peut pas ignorer ce risque. Les développeurs, chercheurs et entreprises doivent se préparer tôt. En termes simples, il s’agit d’un défi à long terme, pas d’une crise immédiate. Mais à mesure que la technologie avance rapidement, la crypto doit avancer encore plus vite.
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