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L’Afrique du Sud annonce un vaste plan de régulation du Bitcoin pour 2026

Par

Hanan Zuhry

Hanan Zuhry

L’Afrique du Sud annonce un renforcement de la surveillance des cryptomonnaies, les autorités de régulation ciblant des milliards de dollars de sorties de capitaux liées au Bitcoin et à d’autres actifs numériques.

L’Afrique du Sud annonce un vaste plan de régulation du Bitcoin pour 2026

À retenir

Résumé généré par l'IA, examiné par la rédaction.

  • L'Afrique du Sud a annoncé un projet de réglementation visant à classer les cryptomonnaies sous la juridiction des lois sur le contrôle des changes.

  • Ce plan vise à absorber les sorties de capitaux liées aux cryptomonnaies, estimées à 63 milliards de rands ces derniers temps.

  • Les autorités visent à surveiller les flux transfrontaliers, et non à interdire le Bitcoin.

  • La proposition vise à moderniser les lois existantes plutôt qu'à procéder à une refonte complète du système de cryptomonnaies.

Le Trésor national sud-africain a annoncé son intention de réglementer le Bitcoin et d’autres crypto-actifs cette année, suscitant une vive attention sur les marchés mondiaux. L’annonce a été faite lors du discours budgétaire 2026 du pays, au cours duquel les autorités ont ներկայացpoint des projets de mesures visant à intégrer les actifs numériques dans les règles existantes de contrôle des changes.

Si certains messages sur les réseaux sociaux ont qualifié cette initiative de « régulation complète », la proposition vise בעיקר בעיקר à surveiller les flux transfrontaliers plutôt qu’à créer une nouvelle loi entièrement dédiée aux crypto-actifs. Première économie d’Afrique, l’Afrique du Sud donne souvent le ton en matière de politique financière régionale, ce qui confère à cette décision une portée plus large.

L’Afrique du Sud veut renforcer le contrôle des changes

L’Afrique du Sud souhaite modifier le Currency and Exchanges Act afin de classer clairement les crypto-actifs dans le cadre des règles encadrant les mouvements de capitaux. Les autorités estiment qu’environ 63 milliards de rands ont quitté le pays via des canaux liés aux crypto-actifs au cours des dernières périodes. Les régulateurs cherchent donc à améliorer la transparence et à renforcer les obligations de déclaration.

Pour autant, l’Afrique du Sud ne prévoit ni d’interdire le Bitcoin ni d’en restreindre la détention. Les décideurs veulent plutôt suivre les flux de fonds entrants et sortants. L’objectif est de réduire les activités illicites tout en laissant l’innovation se poursuivre. Cette approche traduit une volonté de supervision sans imposer de restrictions sévères susceptibles de freiner un secteur des actifs numériques en pleine croissance.

Ce que couvre réellement le plan sud-africain

Malgré des titres accrocheurs, la proposition sud-africaine n’instaure ni cadre complet de licences ni nouvelles taxes sur les crypto-actifs. Elle met à jour les dispositions relatives au contrôle des changes afin d’y inclure plus clairement les actifs numériques. Autrement dit, les autorités recherchent davantage de clarté sur les flux de capitaux, et non une refonte totale du système financier.

L’Afrique du Sud a déjà engagé des démarches progressives en faveur de la reconnaissance des crypto-actifs ces dernières années. Les régulateurs ont auparavant intégré ces actifs dans le cadre des services de conseil et d’intermédiation financière. Cette nouvelle mesure s’inscrit dans la continuité de cette base réglementaire. Le pays poursuit ainsi une trajectoire graduelle, plutôt que d’adopter des réformes d’ampleur.

Réactions du marché et débat sectoriel

Les réactions à l’annonce sud-africaine restent partagées. Les partisans estiment que des règles plus claires pourraient attirer des investisseurs institutionnels et renforcer la confiance du marché. Beaucoup considèrent également qu’une meilleure lisibilité réglementaire pourrait soutenir l’adoption sur un continent marqué par une forte pénétration mobile et une utilisation croissante des services fintech.

À l’inverse, certains critiques s’inquiètent des coûts de conformité et des défis liés à l’application des règles. Ils s’interrogent sur le poids que de nouvelles obligations déclaratives pourraient faire peser sur les start-up ou les traders individuels. Néanmoins, le message général est clair : l’Afrique du Sud cherche à concilier contrôle et croissance. À mesure que le plan se précise, sa structure finale pourrait influencer l’approche d’autres pays africains en matière de régulation du Bitcoin et des crypto-actifs dans les années à venir.

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