La Banque du Canada teste une obligation tokenisée de 100 millions de dollars dans le cadre du projet pilote Samara
La Banque du Canada a mené à bien son projet Samara, en utilisant un allègement réglementaire pour tester une obligation de 100 millions de dollars canadiens sur Hyperledger pour un règlement de gros.

À retenir
Résumé généré par l'IA, examiné par la rédaction.
La Banque du Canada émet une obligation d'État tokenisée de 100 millions de dollars canadiens.
Le projet Samara utilise Hyperledger Fabric pour l'intégralité du cycle de vie des liaisons.
RBC et TD Bank participent au règlement blockchain de gros.
Le projet pilote démontre une efficacité de règlement instantané et une réduction du risque de contrepartie.
La Banque du Canada a achevé un important projet pilote basé sur la blockchain. Celui-ci a testé l’émission d’une obligation gouvernementale tokenisée. Le projet est connu sous le nom de Project Samara. Il a permis d’émettre et de gérer avec succès une obligation de 100 millions de dollars canadiens à l’aide de la technologie des registres distribués. Le test a couvert l’ensemble du cycle de vie de l’obligation, de l’émission au règlement.
LATEST: 🇨🇦 The Bank of Canada has completed its Project Samara tokenization pilot, which tested issuing a $100 million CAD bond issuance using Hyperledger Fabric. pic.twitter.com/rTV0iQ7ML4
— CoinMarketCap (@CoinMarketCap) March 6, 2026
Export Development Canada a agi comme émetteur de l’obligation durant le projet pilote. Plusieurs grandes institutions financières ont également participé. Parmi elles figuraient RBC Capital Markets, RBC Investor Services, TD Bank Group et TD Securities. Les transactions obligataires ont été réglées à l’aide de dépôts de banque centrale de gros en dollars canadiens. Autrement dit, le projet pilote a testé comment la blockchain pouvait fonctionner aux côtés de la monnaie réelle de la banque centrale. L’objectif était d’examiner si la tokenisation pouvait améliorer l’efficacité des marchés financiers traditionnels.
La plateforme blockchain a géré l’ensemble du cycle de vie de l’obligation
Project Samara a utilisé Hyperledger Fabric. Il s’agit d’une plateforme blockchain autorisée conçue pour les systèmes d’entreprise. Le système fonctionnait via une infrastructure sur mesure appelée Samara Platform. Cette plateforme a géré chaque étape du processus obligataire. Elle prenait en charge l’émission, les offres des investisseurs, les paiements de coupon, le remboursement et même les échanges sur le marché secondaire. Surtout, le système permettait un règlement instantané sur la blockchain.
La conception séparait également le registre des obligations du registre des liquidités. Les obligations existaient sous forme d’actifs tokenisés sur le réseau, tandis que les paiements étaient réglés à l’aide de dépôts de banque centrale enregistrés sur un registre distinct. Le projet pilote s’appuie sur des expérimentations canadiennes antérieures autour de la blockchain, notamment Project Jasper. Mais Samara a élargi le champ des tests en expérimentant une véritable structure obligataire.
Pour limiter les risques, l’obligation avait une échéance courte de moins de trois mois. De plus, elle n’a été vendue qu’à un petit groupe d’investisseurs approuvés. Les régulateurs canadiens, dont l’Ontario Securities Commission, l’Autorité des marchés financiers et la Canadian Investment Regulatory Organization, ont validé ce dispositif expérimental.
Le projet pilote met en évidence des gains d’efficacité pour les marchés de capitaux
Les résultats du projet pilote offrent plusieurs enseignements. D’abord, le test confirme que les obligations tokenisées peuvent fonctionner sur des systèmes de registres distribués. Ensuite, la plateforme a amélioré la transparence et l’intégrité des données. Chaque transaction enregistrée sur la blockchain crée une trace permanente et vérifiable.
Le système a également réduit le risque de contrepartie. Le règlement étant instantané, les parties ne sont pas exposées à des retards ou à des risques durant de longues périodes de compensation.
Par ailleurs, le projet pilote a montré une accélération globale des opérations. Des processus qui nécessitent habituellement plusieurs intermédiaires peuvent être réalisés directement sur le réseau blockchain. De nombreux observateurs y voient un aperçu de l’avenir des marchés de capitaux. Les discussions en ligne au sein de la communauté crypto ont également montré un fort intérêt pour la tokenisation. Certains utilisateurs estiment que les actifs basés sur la blockchain pourraient libérer de nouvelles sources de liquidité. Ils pourraient aussi remodeler l’infrastructure financière.
L’adoption pourrait rester lente malgré des résultats positifs
Malgré le succès du test, la Banque du Canada reste prudente quant à une adoption à grande échelle. Les responsables estiment que plusieurs défis subsistent avant que les obligations tokenisées ne deviennent courantes sur les marchés publics.
Les systèmes financiers devront intégrer de nouvelles infrastructures. Les acteurs du marché devront également adapter leurs systèmes internes. En outre, les régulateurs auront besoin de temps pour élaborer des cadres adaptés. Ceux-ci devront soutenir les actifs basés sur la blockchain.
En conséquence, Project Samara reste un projet pilote expérimental. Et non un système de production. Le projet place néanmoins le Canada parmi les pays qui explorent l’utilisation de la blockchain dans la finance institutionnelle. Le changement pourrait être progressif, mais la direction devient plus claire. Des initiatives comme Samara montrent que la finance traditionnelle et la technologie blockchain se rapprochent progressivement.
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