JPMorgan va retirer les Émirats arabes unis de son indice obligataire des marchés émergents
JPMorgan envisage de retirer les Émirats arabes unis de son EMBI en 2026, le ratio du coût de la vie du pays ayant dépassé le seuil des marchés émergents.

À retenir
Résumé généré par l'IA, examiné par la rédaction.
Les Émirats arabes unis quitteront les indices GBI-EM et EMBI de JPMorgan d'ici juin.
Cette exclusion intervient après trois années consécutives de dépassement des seuils de patrimoine pour les hauts revenus.
La sortie se fera en quatre phases à partir du 31 mars 2026.
Cette évolution témoigne de la maturité économique et d'un passage à une classification en tant que marché développé.
JPMorgan Chase a annoncé qu’elle retirerait les Émirats arabes unis de ses principaux indices obligataires des marchés émergents. La décision concerne des indices de référence majeurs, dont l’EMBI Global Diversified. Les Émirats arabes unis représentent actuellement environ 4,1 % de cet indice.
🇦🇪UPDATE: JPMORGAN TO REMOVE UAE FROM EMERGING-MARKET BOND INDEXES
— BSCN (@BSCNews) February 24, 2026
JPMorgan will drop the United Arab Emirates from its key emerging-market bond indexes after the country exceeded the bank’s wealth thresholds for three consecutive years.
The UAE, which currently makes up 4.1%… pic.twitter.com/twFDtGkEF5
La banque procédera au retrait en quatre phases égales à partir du 31 mars. L’opération devrait être finalisée d’ici juin 2026. JPMorgan précise que cette décision intervient après que les Émirats ont dépassé ses seuils de richesse pendant trois années consécutives. Cela marque une transition vers un statut de marché développé.
Pourquoi les Émirats arabes unis changent de catégorie
JPMorgan examine régulièrement les pays afin de déterminer s’ils remplissent toujours les critères des marchés émergents. Le principal déclencheur est le niveau de revenu. Si le revenu par habitant d’un pays reste supérieur au seuil fixé par la banque pendant trois années consécutives, il peut être retiré.
C’est précisément le cas des Émirats arabes unis. Le revenu national brut par habitant y est resté largement au-dessus du niveau requis, soutenu par de solides recettes pétrolières, la croissance du tourisme et la diversification économique.
Les Émirats bénéficient également de notations de crédit élevées, dans la catégorie AA. À bien des égards, cette décision reflète un succès économique plutôt qu’une faiblesse. Des reclassifications similaires ont récemment concerné le Qatar et le Koweït. Ces pays ont eux aussi été progressivement retirés des indices des marchés émergents à mesure que leurs économies gagnaient en maturité.
Un calendrier de retrait progressif
JPMorgan prévoit une sortie graduelle afin d’éviter des chocs soudains sur les marchés. Le poids des Émirats diminuera en quatre étapes égales entre le 31 mars et le 30 juin 2026. Parallèlement, le pays sortira entièrement de l’indice obligataire des marchés émergents libellé en euros dès le 31 mars.
Point important : toute nouvelle émission obligataire des Émirats ne sera plus éligible à l’inclusion après l’annonce. Les obligations existantes seront simplement retirées progressivement selon le calendrier prévu.
Cette approche par étapes laisse aux gestionnaires d’actifs le temps d’ajuster leurs portefeuilles. Elle contribue aussi à limiter la volatilité qui pourrait résulter de ventes forcées et soudaines.
Impact sur le marché et flux d’investisseurs
La décision est significative, car des centaines de milliards de dollars sont indexés sur les indices obligataires des marchés émergents de JPMorgan. Les fonds passifs et les ETF qui répliquent ces indices devront réduire leur exposition aux Émirats dans les prochains mois.
À court terme, cela pourrait entraîner des sorties modestes de capitaux et un léger élargissement des spreads obligataires.
Les analystes estiment toutefois que l’impact restera maîtrisé grâce au calendrier progressif. À plus long terme, ce changement pourrait même bénéficier aux Émirats. La sortie de la catégorie des marchés émergents pourrait attirer des investisseurs spécialisés dans les marchés développés, qui ne pouvaient pas auparavant acheter la dette du pays. Cela pourrait, à terme, soutenir les coûts d’emprunt.
Une étape importante pour les Émirats arabes unis
Cette reclassification souligne le chemin parcouru par l’économie émiratie. Elle réduit également légèrement la représentation du Golfe dans les indices de dette des marchés émergents, réorientant le poids vers des économies plus risquées.
Pour l’instant, les marchés semblent calmes après l’annonce. La sortie progressive offre aux investisseurs le temps de se repositionner sans perturbation majeure.
Plus largement, cette décision illustre l’évolution continue des indices obligataires mondiaux, à mesure que des économies en forte croissance gravissent les échelons en termes de revenu.
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